TERANGAIDA PROJURIS 2014

Voyage au Sénégal de l’association TerangaIDA – juin 2014

Créée en 2010 par des étudiants du Master 2 de Droit Economique dirigé par le professeur Jacques Mestre, l’association TerengaIDA perdure depuis quatre ans grâce à certains étudiants de l’Institut de Droit des Affaires de l’Université Aix-Marseille 3.

Cette association juridico-humanitaire poursuit donc deux objectifs. Un volet juridique par lequel nous souhaitons pérenniser et enrichir les relations avec les étudiants sénégalais de l’Université Cheikh Anto Diop de Dakar ; et un volet humanitaire, réalisé aux cotés de l’association « Amitiés solidaires », par lequel nous avons mis en œuvre diverses actions de solidarité pour venir en aide aux associations sénégalaises.

Le choix du nom de l’association « TerangaIDA » vient du terme sénégalais « Teranga », qui signifie « terre d’accueil », auquel il a été rajouté le suffixe « IDA », sigle de « l’Institut de Droit des affaires » de l’Université d’Aix-Marseille, dont nous faisons partis.

Sur le plan juridique, tous les ans, un colloque est organisé avec les étudiants de Dakar. Cette année, le colloque porté sur la réforme du droit des sociétés dans le droit de l’OHADA. Le droit sénégalais étant largement inspiré du droit français, cette réforme s’inspira par conséquent en grande partie du droit français des sociétés. Nous avons rencontré divers intervenants sénégalais et notamment le Doyen Mamadou Lamine Badji ainsi que l’ancien Doyen N'diaw Diouf, professeur agrégé de droit privé ayant participé à la réforme du droit OHADA.

Terangaida Projuris 2014

Lors de cette journée, nous avons été particulièrement interpellé par la motivation et le savoir des étudiants sénégalais. Au cours d’un dîner le soir du colloque,  et par la suite, au cours d’une journée de détente que nous avons passé avec eux, nous avons pu longuement échanger sur nos études respectives, sur nos différents modes de vies et sur nos cultures. Nous avons tous été très enthousiasmés par ces échanges. Les études juridiques sénégalaises sont très différentes de celles du système français ; par exemple, il est très difficile pour eux de devenir avocat, il n’y a pas d’examen d’entrée annuel pour le CRFPA, mais l’accès à la profession est possible seulement lorsque le bâtonnier décide d’augmenter d’un certain nombre, généralement réduit, le nombre d’avocats. Ainsi, on compte environ seulement 400 avocats pour 13 millions de sénégalais. La profession de notaire reste aussi compliquée car le Sénégal ne dispose notamment pas de cadastre.

Il est donc vrai que nos systèmes universitaires et nos avenirs juridiques sont bien différents, et nous voulons entretenir ces liens de manière à nous apporter une aide mutuelle face aux problèmes juridiques existants dans les deux pays, mais aussi dans le but de poursuivre cet échange humain et culturel tellement enrichissant.

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Concernant le volet humanitaire de notre projet, nous sommes parvenus à accomplir plusieurs actions et à apporter notre aide dans différentes associations locales, partenaires « d’Amitiés Solidaires ».

Tout d’abord, nous avons fais un don de 500 euros à l’association des Gones de M’bour. Cette association créée par Annie Ciolfi accueille et soigne des enfants Talibés, enfants mendiants sous la protection d’un marabout, mais qui sont bien souvent maltraités.

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Aussi, grâce à des collectes, organisées par Véronique Mestre, présidente de l’Association Amitiés Solidaires, et effectuées au cours de l’année dans des supermarchés provençaux, nous avons pu ramener au Sénégal l’équivalent de 8000 euros en matériel scolaire, et 4500 euros de lait maternisé en poudre.

Nous avons alors apporté 280 de boîtes de 800g de lait maternisé Guigoz à la pouponnière « Vivre ensemble » de Mbour, ainsi que l’équivalent de 400 euros de médicaments offert par l’un de nos partenaires. Plusieurs journées durant notre séjour, nous avons aidé les employées de la pouponnière à s’occuper des enfants en leur donnant à manger, en les changeant, en jouant avec eux… l’échange de sourires et de câlins avec ces enfants furent des instants forts et inoubliables. Nous aimerions par la suite que l’association TerangaIDA puisse apporter son aide au développement d’une nouvelle pouponnière déjà en construction, la pouponnière « Sourires d’enfants » à Mbodiene.

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Nous avons également distribué une partie du matériel scolaire collecté à l’école des Cajoutiers à Warang, école fondée et dirigée par Sophie Camara- Corynen. Le reste du matériel est en cours d’acheminement par un bateau de l’Armée française. Les enfants étaient très heureux et excités par notre présence au sein de l’école, nous sommes restés une journée, avons joué et déjeuné avec eux. Sophie tente de tout mettre en place pour que ces enfants issus de milieux très défavorisés soient suivis au mieux d’un point de vue scolaire mais aussi médical, et ce notamment par le biais d’un système de parrainage. Un potager a aussi été crée afin que l’école subsiste elle même à ses besoins alimentaires. Nous espérons pouvoir continuer à apporter notre soutien à Sophie et aux enfants !

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Enfin, nous nous sommes rendus dans le quartier très défavorisé de Medina à Dakar, où nous avons pu donné du matériel scolaire à l’enseignant de l’école.

Enfin, la découverte du pays nous a amené à découvrir la région du Siné Saloum et le village de Simal. Les seules ressources dépendent de l’agriculture. L’école est loin du village, mais les enfants peuvent s’y rendre facilement depuis la construction d’un pont par une ONG étrangère car la route était régulièrement submergée par la lagune. Toutefois, le village est toujours à la recherche de partenaires afin de construire de nouvelles classes pour le collège. L’accès aux médicaments et aux soins leur est aussi extrêmement difficile. Nous voudrions alors apporter encore davantage d’aides dans ce pays, mais les actions que nous avons pu accomplir grâce à nos partenaires notamment, ont déjà permis d’aider une petite partie d’entre eux… cependant nos efforts ne doivent pas cesser!

L’association TerangaIDA tient à remercier vivement tous ses partenaires sans qui l’aventure n’aurait pas été possible ! PROJURIS nous soutient depuis 2013, et a donc renouvelé avec enthousiasme son partenariat cette année ! Nous les remercions grandement pour leur aide et pour les enfants !

Nous revenons de ce voyage avec un nouveau regard sur la vie et ses inégalités, mais aussi sur la nature humaine. Ce voyage et ces échanges furent un tel enrichissement tant sur le plan humain que culturel ! Nous espérons tous que l’aventure ne s’arrêtera pas là, que chacun, personnellement ou à travers l’association, pourra continuer à venir en aide à ces enfants, et que TerangaIDA continuera d’exister et d’intervenir au Sénégal.

 

A l’année prochaine .. !

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